PodcastsRevue de presse Afrique

Revue de presse Afrique

Revue de presse Afrique
Latest episode

297 episodes

  • Revue de presse Afrique

    À la Une: le duel France-Maroc

    09/07/2026
    « Dernière répétition avant le grand rendez-vous, s’exclame le site marocain Le 360. À la veille du quart de finale de la Coupe du monde de football face à la France, les Lions de l’Atlas ont effectué, hier à Boston, leur ultime séance d’entraînement avant de retrouver le Gillette Stadium, théâtre d’un duel qui pourrait les propulser une deuxième fois de suite dans le dernier carré mondial. […] Les automatismes ont été travaillés une dernière fois avant le coup d’envoi d’un match qui s’annonce d’une très grande intensité. En face, le défi sera immense, pointe en effet le site marocain. Considérée comme l’une des grandes favorites au sacre, la France impressionne par la richesse de son effectif et sa montée en puissance depuis le début de la compétition. Mais le Maroc a lui aussi confirmé qu’il appartenait désormais au cercle des meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, disciplinés collectivement et dangereux en transition comme dans le jeu de possession, les Lions de l’Atlas abordent ce rendez-vous avec de solides arguments. »
     
    La montée en puissance des Lions
    En effet, complète Afrik-foot, « le Maroc actuel est une équipe bien différente de celle qu’avaient éliminée les hommes de Didier Deschamps en 2022 : un effectif renouvelé, un système modifié et un niveau d’ambition offensive nettement supérieur. […] Le Maroc n’a encaissé que 4 buts en 5 matchs dans ce Mondial, précise Afrik-foot, et s’est montré bien plus menaçant dans le dernier tiers du terrain, inscrivant 10 réalisations – dont 3 contre le Canada en 8e – tout en se créant suffisamment d’occasions face à des équipes de premier plan comme le Brésil et les Pays-Bas. Les chiffres brossent le portrait d’une équipe désormais capable de contrôler les rencontres avec le ballon plutôt que d’attendre patiemment les opportunités de transition ».
    Une montée en puissance des Lions de l’Atlas confirmée par Le Monde Afrique : « Si le face-à-face [de ce soir] a des airs de finale avant l’heure pour les Marocains, le discours, lui, a sensiblement changé. L’épopée qatarie avait un goût d’imprévu, de délicieuse surprise. Celle en Amérique du Nord a la saveur d’une confirmation. Les chiffres confirment cette progression, pointe Le Monde Afrique : entrée pour la première fois dans le top 10 mondial en janvier, la sélection du royaume occupait la septième place du classement Fifa au début de la Coupe du monde devant les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne. En 2026, les Lions de l’Atlas sont de nouveau les derniers représentants des nations africaines et arabes encore en lice dans la compétition, si bien que leurs performances se jaugent désormais à l’aune de celles des meilleures sélections d’Europe ou d’Amérique du Sud ».
    Alors, relève encore Le Monde Afrique, « si les Lions de l’Atlas ne partent pas favoris de ce quart de finale, les supporteurs ont tout de même des raisons d’y croire ».
    Les Bleus favoris mais…
    L’Observateur Paalga à Ouagadougou est sur la même ligne : « S’il est vrai que la majorité des bookmakers parieront certainement sur une victoire et une qualification du Coq gaulois, on aurait tort de vendre la peau du Lion avant de l’avoir tué. Cela d’autant plus qu’en dehors d’Upamecano, la défense française n’est pas un exemple de solidité et de rigueur. Les protégés du coach marocain Mohamed Ouahbi devraient donc pouvoir s’ouvrir des brèches sur les côtés et créer le danger à tout moment. Une chose est sûre, pointe encore L’Observateur Paalga, quand bien même l’historique des confrontations pencherait en faveur de la France, les Marocains n’iront pas à cette rencontre en victimes expiatoires ; bien au contraire. C’est tout de même une place dans le carré d’as qui est en jeu ! Et ils mettront sans doute tout en œuvre pour jouer une nouvelle demi-finale et, qui sait, aller jusqu’au bout ».
    Enfin, Afrik.com remarque que « derrière l’affiche sportive se reflète en miroir deux histoires nationales. Celle d’une France dont l’équipe est traversée depuis plusieurs générations par l’immigration africaine, maghrébine et ultramarine, et celle d’un Maroc qui a fait de sa diaspora européenne l’un des moteurs de son ascension internationale ». En effet, constate le site panafricain, « les Bleus s’appuient sur les enfants de l’immigration installée en France alors que les Lions de l’Atlas mobilisent massivement les enfants d’une diaspora née et grandie en Europe ». D’un côté « 16 Bleus d’origine africaine ». De l’autre, « 19 Lions nés à l’étranger ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Mondial, et il n’en resta qu’un… le Maroc!

    08/07/2026
    « Comme le Sénégal avant elle, s’exclame Afrik-foot, l’Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l’Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ».
    Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l’une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d’être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s’étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ».
    « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu’ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n’ont pas à rougir de cette défaite qui n’enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d’équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ».
    Comme on se retrouve
    Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s’exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ».
    « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s’exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l’arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d’un possible succès face à la France. Mais au-delà de l’aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l’Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l’ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l’intérieur du groupe. Un tel état d’esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu’en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ».
    Deux matches vont se jouer
    Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s’adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n’a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c’est se haïr à moitié. Ceux d’entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d’instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu’il arrive. Peu d’hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […]
    Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n’a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n’insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L’un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n’y pouvons rien. L’autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: plus de souveraineté économique et une meilleure représentation pour l’Afrique

    07/07/2026
    Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d’augmenter : le continent africain compte bien peser dans l’économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s’émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C’est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu’un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ».
    En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l’Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l’essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ».
    Produire et… transformer !
    Et Jeune Afrique de prendre l’exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L’enjeu n’est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu’il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d’OCP, le géant marocain des engrais, s’inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd’hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l’hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l’Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ».
    La souveraineté économique n’est pas l’autosuffisance…
    Reste que « le débat mérite d’être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d’autosuffisance. Aucune grande économie moderne n’est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l’Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l’on veut occuper dans l’économie mondiale et à quelles conditions on accepte d’y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n’est pas tant l’autosuffisance et l’exercice d’un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l’économie mondialisée ».
    L’Afrique trop petite sur la carte du monde…
    Et puis autre bataille qui concerne l’Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde.
    La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu’on s’approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l’Afrique, alors qu’il est 13 à 14 fois plus petit…
    Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l’île Maurice – l’initiative est également soutenue par l’Union africaine. L’organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu’un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu’il ne l’est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu’il est, et non tel qu’on l’imaginait il y a cinq siècles ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: au Mali, les jihadistes et les indépendantistes reprennent l’offensive

    06/07/2026
    Deux mois et demi après leur première offensive d’envergure, les jihadistes du Jnim, affiliés à al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA (le Front de libération de l’Azawad) ont mené de nouvelles attaques ce week-end du nord au sud du pays.
    D’après le site Afrik.com, confirmant des informations de l’AFP, l’Agence France presse, « des affrontements se poursuivaient encore à la mi-journée hier à Anefis, localité stratégique située sur l’axe menant vers Kidal. À la mi-journée, la ville demeurait sous le contrôle des groupes armés. Les combattants du Front de libération de l’Azawad et leurs alliés y retenaient également des militaires maliens faits prisonniers lors des combats. Les Forces armées maliennes, soutenues par des combattants russes de l’Africa Corps, restaient retranchées dans leur camp militaire, relève encore Afrik.com. Des hélicoptères de l’armée ont été déployés afin d’évacuer des blessés et d’acheminer du ravitaillement, mais ils n’auraient pas pu se poser en raison de la situation sécuritaire autour du camp. »
    À lire aussiMali: les combats ont repris dans la localité stratégique d'Anéfis
    Pression accrue pour la junte
    Pour Le Monde Afrique, « cette nouvelle vague d’attaques accentue encore la pression qui pèse sur le général Assimi Goïta et sur ses partenaires russes. La perte d’Anefis, en particulier, serait un nouveau coup dur pour la junte de Bamako. Nœud stratégique permettant aux rebelles du FLA de sanctuariser la région de Kidal, dont la plupart de ses chefs sont originaires, cette ville est aussi un verrou sur la route descendant vers Gao et Tombouctou, les deux plus importantes agglomérations du nord du Mali, clairement désignées comme de prochaines cibles par les combattants indépendantistes. "Si la prise d’Anéfis se confirme, Gao [située à 240 kilomètres au sud] sera en danger", estime un bon connaisseur de la zone proche des rebelles », cité par le journal.
    À lire aussiMali: les jihadistes attaquent des cars et des infrastructures électriques, l'armée poursuit ses opérations
    Internationalisation du conflit ?
    Pour sa part, la presse malienne répercute les communiqués de la junte… « Toutes les attaques menées par des groupes armés terroristes, appuyés par des sponsors étatiques étrangers, ont été repoussées, s’exclame ainsi Sahel Tribune. 26 terroristes neutralisés. Les FAMa et leurs partenaires d’Africa Corps ont tenu chaque position. La situation est sous contrôle. Les opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent. »
    Le quotidien L’Aube, proche de la junte, dénonce une « internationalisation du conflit. Sur le terrain, la guerre asymétrique a changé de visage, affirme L’Aube : ce ne sont plus seulement des insurgés locaux, mais de véritables bataillons de mercenaires recrutés aux quatre coins du globe (…) : des combattants algériens, des éléments du Front Polisario, des vétérans des théâtres syrien et afghan, ainsi que des instructeurs ukrainiens. (…) L’Ukraine, qui est soupçonnée, poursuit le quotidien malien, d’avoir fourni des pilotes de drones et des instructeurs, dans une logique de guerre indirecte contre la Russie, présente au Mali et au Niger via Africa Corps. (…) À cette nébuleuse s’ajoute un élément explosif, dénonce encore L’Aube : le rôle de légionnaires français, accusés de coordonner et de diriger des cellules dormantes. (…) Ces professionnels de la guerre ne combattent pour aucune cause locale ; ils obéissent à des agendas extérieurs et à des logiques de sous-traitance géostratégique financées par des puissances étrangères connues. »
    Impasse…
    Pour Ledjely en Guinée, il ne faut pas se voiler la face : on assiste à une « dégradation sécuritaire accélérée » au Mali depuis septembre dernier.
    « Confronté au blocus que le JNIM impose autour de Bamako et aux attaques coordonnées menées sur l’ensemble du territoire, Assimi Goïta est tout accaparé par le défi intérieur. Redevenu ventre mou de la lutte contre l’insécurité, le Mali est de plus en plus déconnecté des ambitions régionales qu’il portait. »
    Alors quelle issue à ce conflit ? Réponse de Ledjely : « Sans réformes profondes dans la gouvernance des territoires, dans la justice locale et dans la gestion des ressources naturelles, les causes profondes de la violence qui se rapportent aux frustrations socio-économiques, à la marginalisation politique et aux conflits identitaires continueront d’alimenter l’instabilité. Mais la mise en œuvre de ces réformes supposerait une lucidité et une capacité que le régime actuel n’a pas encore démontrées, pointe le site guinéen. Ce qui nous ramène à une impasse, conclut-il. Car le Mali a besoin de rebâtir un État qui gouverne, d’une économie qui offre des perspectives et d’une politique qui intègre plutôt qu’elle n’exclut. »
    À lire aussiMali: «Le terrorisme est la négation de la paix, on ne peut plus ignorer la responsabilité du pouvoir»
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: pluies torrentielles et inondations en Afrique de l’Ouest

    03/07/2026
    Les pluies torrentielles et les inondations affectent notamment le Niger, le Nigéria, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana. Au Niger tout d’abord, à Gabgoura, à une vingtaine de kilomètres de Niamey, où s’est rendu l'Evènement Niger. Cette ville est  située « sur un versant au niveau de la berge du fleuve Niger », elle est également « traversée par un ruisseau », alors qu’une « grande mare » présente dans la zone, « se déverse systématiquement sur le village ».
    L’année dernière, plus d’une centaine de personnes « avaient perdu leur maison ». Et selon l’Evènement Niger, « la majorité des pères de famille n’ont pas pu reconstruire les maisons effondrées ». « Pour se protéger et réduire les risques d’inondation, les habitants du village ont pris (cette année) des mesures rudimentaires avec le peu de moyens à leur portée : utiliser des sacs de sable pour construire de petites digues, creuser des tranchées pour permettre l’évacuation des eaux et désensabler les caniveaux qui se trouvent au bord de la voie bitumée qui traverse le village ».
    À lire aussiNiger: les pluies et les inondations ont fait au moins une cinquantaine de morts en 2025
    Champs détruits et familles démunies
    En Côte d’Ivoire, le bilan est déjà lourd… 59 morts depuis le début de la saison des pluies, selon le gouvernement. « De fortes pluies ont été enregistrées », notamment, dans le village de Zegban, à environ 7 kilomètres de Fresco, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, nous apprend l'Infodrome.
    Selon le journal en ligne ivoirien, les Pompiers civils du Centre de Protection Civile de Fresco sont intervenus, avec « une embarcation pneumatique et des cordages de secours (…) environ soixante familles ont pu être mises en sécurité (…) Plusieurs habitations demeurent encore inhabitables, tandis que les eaux de la rivière Péh ont progressivement commencé à se retirer, laissant derrière elles des champs détruits et des familles démunies ». Dans cette même région, « un corps sans vie a été repêché dans la rivière. Il s’agit d’un homme de 32 ans, qui « a été retrouvé après plusieurs heures de recherches intensives ».
    Au Nigéria, « les États du sud-est et du delta mobilisent évacuations et centres d’accueil face à la saison des pluies », annonce Scoop Afrique. « Pour un jeune entrepreneur à Lagos ou une mère à Makurdi, c’est le moment de vérité : les abris temporaires sont-ils prêts ? Les canaux ont-ils été curés ? Les autorités communiquent-elles en langues locales compréhensible ? » interroge Scoop Afrique, qui rappelle que « le Nigéria est le pays le plus peuplé d’Afrique » et que « l'Afrique la plus peuplée en 2050 ne peut pas accepter que la saison des pluies tue chaque année, sans urbanisme résilient ».
    À lire aussiInondations en Côte d’Ivoire: «Deux sites de relogement ont été identifiés», annoncent les autorités
    Avenir sacrifié
    Autre sujet à la Une de l’actualité : la consommation de drogue au Cameroun. Consommations qui, « selon les experts », nous dit Afrik.com, « est en forte hausse, notamment chez les jeunes, scolarisés ou non ». Le journal en ligne panafricain avance plusieurs explications : « tolérance croissante de la société, recherche du plaisir, curiosité et ignorance, désir d’enfreindre la loi ou encore… recherche d’un soulagement face à la souffrance ».
    « Pourtant, remarque Afrik.com, la drogue est une impasse ». Afrik.com qui a rencontré un « ancien toxicomane de 34 ans ». Il raconte qu’il a commencé à fumer des cigarettes à l’âge de dix ans, « avant de consommer d’autres drogues, en cachette ».
    Il doit sa résilience à l’intervention de ses parents qui « l’ont emmené à l’hôpital, pour une consultation en addictologie ». Il a, dit-il, « été soumis à un traitement rigoureux »… Aujourd'hui, il est étudiant à l’université et « mène normalement sa vie ».
    Une fin heureuse qui, selon l’assistance sociale Ngo Bouth Madeline, rappelle que « la dépendance aux drogues est une maladie chronique, mais pas une fatalité ». Et elle ajoute : « La drogue est un poison délicieux. La choisir, c’est réduire sa vie aux plaisirs immédiats, en sacrifiant son avenir ».
    À lire aussiInondations: dans l’Extrême-Nord du Cameroun, la situation des sinistrés reste fragile
About Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Podcast website