PodcastsRevue de presse Afrique

Revue de presse Afrique

Revue de presse Afrique
Latest episode

299 episodes

  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Pape Thiaw limogé à la tête des Lions de la Teranga

    13/07/2026
    Pape Thiaw remercié après un mondial jugé décevant. De quoi faire réagir la presse ouest-africaine. « Le football, domaine de passions et d'ingratitude » titre par exemple Le Pays au Burkina Faso. « Les entraîneurs sont, le plus souvent, les boucs émissaires en cas de contreperformances d’une sélection nationale », rappelle le titre, qui revient, comme beaucoup d'autres, sur les conditions de ce mondial. Le Djely, à Conakry, souligne par exemple le renouvellement tardif du contrat de l'entraîneur, qui a « empoisonné les préparatifs des Lions de la Téranga ». « Comment exiger des résultats d’un homme dont on tarde à signer le contrat, le laissant travailler dans une incertitude permanente sur son propre avenir ? » s'interroge le titre.
    À Dakar, plusieurs figures du foot sénégalais volent au secours de Pape Thiaw. Senego relate ainsi les propos de l'ancien entraîneur des Lions, Diomansy Kamara. Pape Thiaw a été victime d'un « bashing impressionnant » s'indigne-t-il, avant de poursuivre : « les responsabilités ne peuvent pas reposer sur un seul homme ».
    Quel avenir pour les Lions ?
    Qui pour remplacer Pape Thiaw ? Plusieurs noms sont cités par Dsports à Dakar. Celui d'Hervé Renard, « l'un des entraîneurs les plus expérimentés du continent » souligne le titre, celui aussi d'Habib Beye. Mais le nom qui revient le plus, c'est celui de Patrick Vieira. Seneweb s'interroge : est-il « l'homme de la situation pour le Sénégal ? » Champion du monde 98 avec la France, il jouit d'une « aura incontestable auprès des joueurs » veut croire le site d'information, qui tempère tout de même : son parcours de technicien est « beaucoup plus sinueux ».
    À lire aussiSénégal: le sélectionneur Pape Thiaw limogé après un Mondial décevant
    Dégel des relations entre l'Algérie et le Mali
    Après 15 mois de brouille, les deux voisins ont rouvert leurs espaces aériens. Les ambassadeurs vont regagner leurs postes. « Le dégel diplomatique qui change tout pour le Sahel », applaudit Maliactu, qui rappelle que la crise a coûté cher, « très cher » aux deux pays : « Des commerçants maliens qui avaient perdu leurs marchés en Algérie. Des étudiants bloqués dans leur pays. Des familles séparées. »
    « Le temps de la rupture aura rappelé à tous le prix de la mésentente entre deux voisins stratégiques » lance pour sa part Maliweb, pour qui « cette normalisation intervient à un moment crucial », à l'heure où « le Sahel fait face à des défis sécuritaires majeurs, au terrorisme et aux crises humanitaires ». « Aujourd’hui, conclut le site, la crise est derrière. La coopération doit maintenant reprendre. »
    L’épidémie d'Ebola continue de s'étendre en RDC
    La fièvre hémorragique s'est propagée à Kisangani, le chef-lieu de la province de la Tshopo. « La maladie ne provoque pas que des morts, elle touche aussi l'économie locale », pointe Radio Okapi, qui s'est rendu à Béni dans le Nord-Kivu. Sur place, le prix du petit bétail a « presque triplé sur les marchés ». Les éleveurs et commerçants interrogés par la radio y voient notamment une conséquence de la fermeture de la frontière entre la RDC et l'Ouganda, où ils s'approvisionnent.
    Il n'y a pas qu'en RDC que la maladie inquiète. La presse kenyane s'alarme du manque de préparation du gouvernement. Le Daily Nation résume la situation ainsi : « Le Kenya est prêt à détecter Ebola, mais pas encore totalement préparé à le combattre ». Le journal a mis la main sur un rapport interne du gouvernement, qui révèle « d'importantes faiblesses dans la capacité du pays à gérer une épidémie d'Ebola ». Le titre s'inquiète notamment de « pénuries d'équipements de protection individuelle, de kits de dépistage et de produits de prévention des infections », mais aussi de manque de capacité de certains centres opérationnels d'urgence.
    À lire aussiEbola en RDC: comment quatre malades ont rejoint Kisangani depuis l'Ituri sans être détectés
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: le Maroc vaincu par la France en quarts de finale

    10/07/2026
    Impossible de passer à côté de la déception des Marocains, éliminés cette nuit 2 à 0 par les Bleus de Didier Deschamps. Les Lions de l'Atlas vaincus mais salués par la presse marocaine qui souligne les mérites de l'équipe nationale. Le Matin évoque « un parcours remarquable » au Mondial-2026, et ajoute que « si l'aventure s'arrête aux portes des demi-finale, elle laissera une nouvelle empreinte dans l'histoire du football marocain ».
    « Face aux Bleus, les hommes de Mohammed Ouahbi ont longtemps tenu tête à l'un des favoris de la compétition, relate le quotidien. Ils ont résisté aux offensives françaises grâce à un bloc compact et à un Yassine Bounou impérial dans ses cages ».
    Même son de cloche chez le site d'actualité Le 360 pour qui les Lions quittent le Mondial « la tête haute, avec les honneurs, et au terme d'un parcours largement convaincant ».
    Ce qui ressort dans la presse marocaine, c'est la comparaison avec 2022, où le Maroc était là aussi sorti face à la France, en demi-finale à l'époque. « Quatre ans après leur épopée historique au Qatar, les Lions de l'Atlas confirment que leur présence parmi les meilleures sélections mondiales n'a plus rien d'un exploit isolé, affirme Le Matin, quand Le 360 évoque de son côté « la progression spectaculaire du football marocain depuis l’épopée de 2022 et son installation parmi les grandes nations du football mondial », avant d'assurer que « l'histoire est loin d'être terminée ».
    Un enthousiasme fortement tempéré par Afrik Foot, qui dresse un constat amère de cette rencontre
    Celui du néant offensif du Maroc face aux Bleus qui ne s'est, selon le média spécialisé, « jamais totalement livré à Boston sur le terrain, et a cherché à limiter la casse plutôt que de jouer sa chance à fond ». Et Afrik Foot en veut pour preuve un chiffre : il a fallu attendre la 83e minute pour assister au premier tir cadré des Lions dans ce match.
    « Une prestation loin de celle qu’on était en droit d’attendre en guise de “revanche” sur 2022 », tranche le site d'actualité sportive africain, avant de conclure qu'« avec la CAN 2027 qui arrive dans un an et la Coupe du monde 2030 co-organisée à domicile dans quatre ans, le Maroc doit poursuivre sa montée en puissance ».
    Au Sénégal, un nouvel épisode du bras de fer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye 
    Il s'est joué au sein du Conseil constitutionnel : les sept sages ont invalidé le texte de réforme de la Constitution porté par le Pastef, le parti d'Ousmane Sonko, et validé par les parlementaires.
    Le camp du chef du Parlement voulait notamment, avec ce projet, réviser l'équilibre des pouvoirs entre le président et l'Assemblée nationale. C'est-à-dire donner plus de pouvoir au Parlement, et forcément restreindre ceux du chef de l'État, décrypte Le Monde Afrique, qui rappelle que ce texte s'inscrit « dans un bras de fer institutionnel opposant depuis plusieurs semaines le camp présidentiel à Ousmane Sonko ».
    On sait que la rupture entre les deux hommes est consommée, Bassirou Diomaye Faye ayant décidé de rompre avec le Pastef et de créer son parti politique il y a une semaine, lui comme Ousmane Sonko ayant la présidentielle de 2029 dans le viseur.
    Mais pour l'instant, c'est le chef de l'État qui ressort gagnant de cette manche constitutionnelle, selon le média sénégalais l'Observateur, qui écrit que « pour les partisans du pouvoir, cet arbitrage des sages valide la posture de transparence de l'exécutif face à une opposition parlementaire accusée d'avoir forcé le passage avec un texte non conforme ».
    Même constat chez le média All Africa qui estime que cette décision est un « couperet tombé sur les parlementaires » et prédit que « l'invalidation de la loi ouvre désormais une nouvelle séquence institutionnelle » dans le pays.
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: le duel France-Maroc

    09/07/2026
    « Dernière répétition avant le grand rendez-vous, s’exclame le site marocain Le 360. À la veille du quart de finale de la Coupe du monde de football face à la France, les Lions de l’Atlas ont effectué, hier à Boston, leur ultime séance d’entraînement avant de retrouver le Gillette Stadium, théâtre d’un duel qui pourrait les propulser une deuxième fois de suite dans le dernier carré mondial. […] Les automatismes ont été travaillés une dernière fois avant le coup d’envoi d’un match qui s’annonce d’une très grande intensité. En face, le défi sera immense, pointe en effet le site marocain. Considérée comme l’une des grandes favorites au sacre, la France impressionne par la richesse de son effectif et sa montée en puissance depuis le début de la compétition. Mais le Maroc a lui aussi confirmé qu’il appartenait désormais au cercle des meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, disciplinés collectivement et dangereux en transition comme dans le jeu de possession, les Lions de l’Atlas abordent ce rendez-vous avec de solides arguments. »
     
    La montée en puissance des Lions
    En effet, complète Afrik-foot, « le Maroc actuel est une équipe bien différente de celle qu’avaient éliminée les hommes de Didier Deschamps en 2022 : un effectif renouvelé, un système modifié et un niveau d’ambition offensive nettement supérieur. […] Le Maroc n’a encaissé que 4 buts en 5 matchs dans ce Mondial, précise Afrik-foot, et s’est montré bien plus menaçant dans le dernier tiers du terrain, inscrivant 10 réalisations – dont 3 contre le Canada en 8e – tout en se créant suffisamment d’occasions face à des équipes de premier plan comme le Brésil et les Pays-Bas. Les chiffres brossent le portrait d’une équipe désormais capable de contrôler les rencontres avec le ballon plutôt que d’attendre patiemment les opportunités de transition ».
    Une montée en puissance des Lions de l’Atlas confirmée par Le Monde Afrique : « Si le face-à-face [de ce soir] a des airs de finale avant l’heure pour les Marocains, le discours, lui, a sensiblement changé. L’épopée qatarie avait un goût d’imprévu, de délicieuse surprise. Celle en Amérique du Nord a la saveur d’une confirmation. Les chiffres confirment cette progression, pointe Le Monde Afrique : entrée pour la première fois dans le top 10 mondial en janvier, la sélection du royaume occupait la septième place du classement Fifa au début de la Coupe du monde devant les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne. En 2026, les Lions de l’Atlas sont de nouveau les derniers représentants des nations africaines et arabes encore en lice dans la compétition, si bien que leurs performances se jaugent désormais à l’aune de celles des meilleures sélections d’Europe ou d’Amérique du Sud ».
    Alors, relève encore Le Monde Afrique, « si les Lions de l’Atlas ne partent pas favoris de ce quart de finale, les supporteurs ont tout de même des raisons d’y croire ».
    Les Bleus favoris mais…
    L’Observateur Paalga à Ouagadougou est sur la même ligne : « S’il est vrai que la majorité des bookmakers parieront certainement sur une victoire et une qualification du Coq gaulois, on aurait tort de vendre la peau du Lion avant de l’avoir tué. Cela d’autant plus qu’en dehors d’Upamecano, la défense française n’est pas un exemple de solidité et de rigueur. Les protégés du coach marocain Mohamed Ouahbi devraient donc pouvoir s’ouvrir des brèches sur les côtés et créer le danger à tout moment. Une chose est sûre, pointe encore L’Observateur Paalga, quand bien même l’historique des confrontations pencherait en faveur de la France, les Marocains n’iront pas à cette rencontre en victimes expiatoires ; bien au contraire. C’est tout de même une place dans le carré d’as qui est en jeu ! Et ils mettront sans doute tout en œuvre pour jouer une nouvelle demi-finale et, qui sait, aller jusqu’au bout ».
    Enfin, Afrik.com remarque que « derrière l’affiche sportive se reflète en miroir deux histoires nationales. Celle d’une France dont l’équipe est traversée depuis plusieurs générations par l’immigration africaine, maghrébine et ultramarine, et celle d’un Maroc qui a fait de sa diaspora européenne l’un des moteurs de son ascension internationale ». En effet, constate le site panafricain, « les Bleus s’appuient sur les enfants de l’immigration installée en France alors que les Lions de l’Atlas mobilisent massivement les enfants d’une diaspora née et grandie en Europe ». D’un côté « 16 Bleus d’origine africaine ». De l’autre, « 19 Lions nés à l’étranger ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Mondial, et il n’en resta qu’un… le Maroc!

    08/07/2026
    « Comme le Sénégal avant elle, s’exclame Afrik-foot, l’Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l’Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ».
    Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l’une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d’être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s’étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ».
    « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu’ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n’ont pas à rougir de cette défaite qui n’enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d’équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ».
    Comme on se retrouve
    Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s’exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ».
    « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s’exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l’arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d’un possible succès face à la France. Mais au-delà de l’aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l’Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l’ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l’intérieur du groupe. Un tel état d’esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu’en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ».
    Deux matches vont se jouer
    Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s’adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n’a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c’est se haïr à moitié. Ceux d’entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d’instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu’il arrive. Peu d’hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […]
    Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n’a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n’insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L’un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n’y pouvons rien. L’autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».
  • Revue de presse Afrique

    À la Une: plus de souveraineté économique et une meilleure représentation pour l’Afrique

    07/07/2026
    Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d’augmenter : le continent africain compte bien peser dans l’économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s’émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C’est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu’un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ».
    En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l’Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l’essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ».
    Produire et… transformer !
    Et Jeune Afrique de prendre l’exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L’enjeu n’est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu’il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d’OCP, le géant marocain des engrais, s’inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd’hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l’hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l’Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ».
    La souveraineté économique n’est pas l’autosuffisance…
    Reste que « le débat mérite d’être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d’autosuffisance. Aucune grande économie moderne n’est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l’Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l’on veut occuper dans l’économie mondiale et à quelles conditions on accepte d’y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n’est pas tant l’autosuffisance et l’exercice d’un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l’économie mondialisée ».
    L’Afrique trop petite sur la carte du monde…
    Et puis autre bataille qui concerne l’Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde.
    La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu’on s’approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l’Afrique, alors qu’il est 13 à 14 fois plus petit…
    Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l’île Maurice – l’initiative est également soutenue par l’Union africaine. L’organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu’un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu’il ne l’est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu’il est, et non tel qu’on l’imaginait il y a cinq siècles ».
About Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Podcast website