Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l’aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l’hygiène médicale, des efforts en matière d’accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l’organisation des soins et retarder les prises en charge.
Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d’une question-clé : l’accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations.
Un défi immense
Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d’un plan d’intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d’équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l’exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n’a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique.
Reprendre confiance
Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l’intégration des doléances et l’adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractif les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire.
Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l’aide internationale, notamment du retrait de l’agence américaine pour le développement, l’USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l’arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions).
Avec :
Dr Sory Condé, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique de la République de Guinée
Dr Christian Tendeng, chef de santé de l’UNICEF Guinée
Programmation musicale :
► Les divas de Guinée - La Guinéenne
► Sheba Queen - La Guinée Di